Ensemble, le cadre IRIS+ du GIIN et les cadres de l’Approche commune garantissent qu’aucune organisation n’est trop petite pour être prise en compte et qu’aucun impact n’est trop complexe pour être compris.
Les normes de reddition de comptes et les 5 dimensions de l’impact d’Impact Frontiers et les normes axées sur la communauté de l’Approche commune offrent aux investisseurs d’impact des normes et des standards complémentaires.
L’alignement entre Social Value International (SVI) et L’Approche commune est mieux compris comme un continuum de pratiques. Alors que SVI fournit des principes rigoureux et de haut niveau pour la comptabilisation de la valeur, les Pratiques essentielles de l’Approche commune fournissent aux organisations les étapes pratiques pour commencer. Ces étapes peuvent être utilisées par les organisations qui commencent leur parcours, ainsi que par celles qui sont sur la bonne voie depuis longtemps, mais qui sont de petite taille ou qui disposent de ressources limitées. Les Pratiques essentielles établissent une norme minimale – un plancher, pas un plafond – qui permet aux organisations de petite taille, diversifiées et ancrées dans la communauté de pratiquer la culture de la valeur sociale sans être submergées par les exigences techniques d’un audit complet immédiat.
IRIS+ et L’Approche commune du GIIN sont complémentaires.
Ensemble, ces cadres garantissent qu’aucune organisation n’est trop petite pour être comptabilisée et qu’aucun impact n’est trop complexe pour être compris.
La puissance d’IRIS+ : Une base de mesures standardisées
Le système IRIS+ du GIIN est la principale norme mondiale en matière de mesure de l’investissement d’impact. Il fournit une bibliothèque d’indicateurs solides et fondés sur des preuves qui permettent aux investisseurs de mesurer, de gérer et d’optimiser leur impact. En créant un langage commun, IRIS+ a considérablement réduit la fragmentation du marché, ce qui a permis d’améliorer l’étalonnage et la transparence dans l’ensemble de l’écosystème de l’investissement d’impact.
Le Cadre flexible améliore IRIS+
Pour les organismes bailleurs de fonds et les investisseurs, le Cadre flexible offre un moyen fiable et vérifiable d’agréger diverses données dans les catégories de haut niveau d’IRIS+. Pour les organisations à vocation sociale (OVS), l’Approche commune offre la flexibilité nécessaire pour conserver les indicateurs qui comptent pour leurs bénéficiaires, tout en restant prêts pour les investisseurs.
1. Combler le fossé entre les mesures sur mesure et les mesures standardisées
Le Cadre flexible est conçu pour fonctionner de manière transparente avec des bibliothèques standardisées telles qu’IRIS+. Un investisseur peut préférer les mesures IRIS+ pour la reddition des comptes au niveau du portefeuille, mais il se peut que les entreprises qu’il investit utilisent déjà des mesures sur mesure mieux adaptées aux besoins de leur communauté.
Le Cadre flexible permet à ces deux mondes de coexister. Grâce à l’équivalence basée sur les concepts, les organisations peuvent regrouper différentes mesures – certaines provenant d’IRIS+, d’autres sur mesure – sous un « concept » sous-jacent commun (tel que la « sécurité alimentaire » ou le « travail décent »). Un investisseur peut utiliser le Cadre flexible pour agréger les données de dix organisations différentes utilisant dix ensembles d’indicateurs différents, ce qui permet d’obtenir un rapport d’impact cohérent sans obliger chaque organisation à modifier la façon dont elle mesure son travail.
2. Réduire la charge pesant sur les organisations à vocation sociale
Le travail du GIIN est principalement orienté vers les investisseurs. L’Approche commune, à l’inverse, est centrée sur les besoins de l’OVS. En adoptant les normes de l’Approche commune, les organisations peuvent répondre aux exigences élevées en matière de données des investisseurs alignés sur le GIIN tout en conservant leurs processus internes allégés.
Les Pratiques essentielles (les cinq pratiques essentielles de la mesure d’impact) garantissent que les organisations ont la capacité interne de collecter les données de haute qualité requises par IRIS+. Lorsqu’un OVS suit l’Approche commune, il ne se contente pas de « remplir un formulaire » pour un bailleur de fonds ; il met en place une pratique de mesure durable qui apporte une valeur ajoutée à sa mission.
3. Permettre l’interopérabilité grâce à la Norme commune des données d’impact
Si IRIS+ définit ce qu’il faut mesurer, la Norme commune des données d’impact de l’Approche commune définit la manière de partager ces données numériquement. En fournissant une ontologie technique pour les données d’impact, L’Approche commune garantit que les mesures IRIS+ peuvent être partagées entre différentes plateformes logicielles sans nouvelle saisie manuelle.
Cette couche technique transforme IRIS+ d’une liste statique d’indicateurs en un flux dynamique d’informations. Elle permet à une organisation de redditionner à plusieurs organismes bailleurs de fonds – certains qui utilisent les normes du GIIN et d’autres qui utilisent les ODD ou l’Indice canadien du bien-être – en utilisant un seul ensemble de données interopérables.
Les normes de reddition de comptes et les 5 dimensions de l’impact d’Impact Frontiers et les normes axées sur la communauté de l’Approche commune offrent aux investisseurs d’impact des normes et des standards complémentaires.
Les normes normes de reddition de comptes établissent les attentes partagées sur ce qui devrait être divulgué dans un rapport d’impact ; l’Approche commune fournit les outils techniques et opérationnels pour rendre ce redditionnement possible. En utilisant les deux ensemble, le secteur passe de rapports PDF manuels et statiques à un système dynamique où des données transparentes et alignées sur les normes circulent sans effort à travers l’écosystème de l’impact.
L’Approche commune complète ces normes à travers deux mécanismes principaux :
- Norme commune des données d’impact: Il s’agit du « moteur technique » des normes de reddition de comptes. Il permet d’organiser les données de manière lisible par une machine. Lorsqu’une organisation utilise la Norme des données, ses informations sont automatiquement structurées pour faciliter le respect des normes de reddition des comptes.
- Cadre flexible: Le Cadre flexible offre aux investisseurs d’impact un moyen d’intégrer une multitude d’indicateurs dans les structures de reddition de comptes prévues par les Normes de reddition de comptes.
- Les Pratiques essentielles: Les Pratiques essentielles portent sur la qualité des données d’impact que les investisseurs d’impact collectent auprès des entreprises de leur portefeuille. Les Pratiques essentielles constituent une norme minimale pour la pratique de la mesure d’impact. Les investisseurs d’impact peuvent être assurés que les entreprises de leur portefeuille qui respectent les Pratiques essentielles ont des pratiques de reddition de comptes suffisamment bonnes en matière de mesure d’impact.
Les cinq dimensions de l’impact (quoi, qui, combien, contribution et risque) sont rendues plus exploitables pour les entreprises et les investisseurs grâce à la Norme commune des données d’impact et au Cadre flexible.
- Alors que les cinq dimensions définissent les catégories conceptuelles de l’impact, la Norme commune des données d’impact fournit le langage numérique pour les communiquer. Il permet aux logiciels d’étiqueter les points de données en fonction de la dimension qu’ils représentent.
- Le Cadre flexible résout le problème de l’agrégation des données entre les dimensions « Combien » et « Quoi ». Dans un portefeuille diversifié, les organisations mesurent souvent des résultats similaires à l’aide d’indicateurs différents. Le Cadre flexible utilise l’équivalence basée sur la construction pour regrouper ces mesures disparates dans des catégories communes. Cela permet à un investisseur de voir l’ensemble du portefeuille tout en respectant les données uniques et localisées que l’entreprise utilise pour gérer son impact quotidien.
Ensemble, ces outils font passer les cinq dimensions d’un modèle théorique à un système numérique fonctionnel pour la gestion de l’impact mondial.
L’alignement entre Social Value International (SVI) et L’Approche commune est mieux compris comme un continuum de pratiques. Alors que SVI fournit des principes rigoureux et de haut niveau pour la comptabilisation de la valeur, les Pratiques essentielles de l’Approche commune fournissent aux organisations les étapes pratiques pour commencer. Ces étapes peuvent être utilisées par les organisations qui commencent leur parcours, ainsi que par celles qui sont sur la bonne voie depuis longtemps, mais qui sont de petite taille ou qui disposent de ressources limitées. Les Pratiques essentielles établissent une norme minimale – un plancher, pas un plafond – qui permet aux organisations de petite taille, diversifiées et ancrées dans la communauté de pratiquer la culture de la valeur sociale sans être submergées par les exigences techniques d’un audit complet immédiat.
En adoptant les Pratiques essentielles, les organisations mettent en œuvre les principes de l’IVS dans leur travail quotidien.
Une éthique commune
L’Approche commune estime que « les normes sont des communautés, pas des documents ». Cette philosophie entre en résonance avec les principes du SVI, notamment en ce qui concerne le pouvoir et la gouvernance.
1. Puissance de déplacement
Le principe 1 de l’IVS : Impliquer les parties prenantes est fondamentalement une question de pouvoir, qui permet aux personnes les plus gravement touchées de s’exprimer sur la mesure et l’évaluation de l’impact. L’Approche commune reconnaît explicitement que la mesure d’impact et l’établissement de normes sont des pratiques associées au pouvoir.
Lorsque la SVI demande aux praticiens d’impliquer les parties prenantes dans la mesure, l’Approche commune, par le biais de ses normes, s’engage à placer le pouvoir de la norme elle-même entre les mains des organismes caritatifs et des entreprises à finalité sociale et de ceux qu’ils servent, plutôt qu’entre celles des seuls bailleurs de fonds. Ce changement structurel crée un environnement dans lequel le principe 1 de l’IVS est le mode de fonctionnement par défaut. Bien que l’implication des parties prenantes ne soit actuellement pas une pratique essentielle des Pratiques essentielles, l’Approche commune encourage vivement les organisations à impliquer les parties prenantes dans la mesure d’impact et la gestion lorsqu’elles le peuvent. Il s’agit incontestablement d’une meilleure pratique de mesure d’impact.
2. Les normes en tant que mouvements
SVI et l’Approche commune considèrent que leur travail consiste à créer un mouvement. SVI construit un mouvement pour changer la façon dont la société rend compte de la valeur. L’Approche commune s’efforce de transférer le pouvoir de décision sur ce qui est mesuré aux organismes caritatifs, aux organisations à but non lucratif et aux entreprises à finalité sociale, tout en veillant à ce que chacun obtienne les données dont il a besoin. Cette vision commune garantit que la mesure de l’impact est traitée comme un dialogue vivant et évolutif avec la communauté (qui répond aux besoins), plutôt que comme une extraction statique de données pour les redditions de comptes.